Approche pluri disciplinaire autour de l'ostéopathie

Prochaines Journées Ostéopathes de France vendredi 1 juin 2018

Illustration des Journées Ostéopathes de France

L’inscription est obligatoire et comprend la journée de conférences et l’apéritif en fin de journée. Téléchargez le programme détaillé et formulaire d'inscription.

Inscription par email* (*) Membres Ostéopathes de France uniquement.

Programme du vendredi 1 juin 2018

Hôtel Novotel Atria Charenton 5 place des Marseillais 94227 Charenton le Pont.

Accueil
Présentation: Jean Vercellotti

Neurosciences et Ostéopathie : les neurosciences au service de l’Ostéopathie

Les mains ont un cerveau, elles pensent, « elles voient, entendent, lisent ». L’action de la main, quelle que soit son application sur le corps a une portée immédiate instantanée.

Les neurosciences aident à mieux comprendre l’action thérapeutique du soin, à ne pas confondre avec le traitement par la technique ou avec le soin par le soignant.

L’ostéopathe, thérapeute ou soignant ?

L’action de l’ostéopathie est avant tout un soin et pas uniquement un traitement La technique traite, l’ostéopathie soigne : Si la reconnaissance légale nous a amené à être reconnu par les techniques ostéopathiques dites « scientifiques », l’action de l’ostéopathie est avant tout un soin et pas uniquement un traitement. Les neurosciences pour mieux comprendre l’action thérapeutique du soin : l’unicité, l’entité corporelle, le rôle clef du cerveau dans la perception sensorielle chez l’ostéopathe, en sont les meilleurs expressions .

Les mains réceptionnent, émettent, reçoivent le corps et lui donnent cette possibilité de déclencher le « déclic thérapeutique » pour opérer, dans le soin, le changement.

M Antonio MERCURI

Ostéopathe, doctorant en neurosciences à Paris

Emergence, Complexité, Ostéopathie

Le corps humain est un système complexe, son étude et sa compréhension dépassent le prisme du réductionnisme, d’où la nécessité d’une approche complémentaire.

La philosophie de la complexité nous permet de mieux appréhender les trésors de notre profession. Quels sont les outils que peuvent apporter cette épistémologie ? Comment améliorer notre prise en charge des patients ?

A l’image de notre monde, l’ostéopathie évolue à vive allure. Afin de l’accompagner, il est bon de faire progresser nos acquis et notre mode de pensée. Il nous faut mieux communiquer, se faire entendre et se faire comprendre.

Notre recherche s’inscrit dans la philosophie des sciences et s’appuie sur la philosophie de l’émergence et de la complexité. En quoi l’ostéopathie peut-elle trouver un intérêt dans une telle démarche ?

Notre mode de pensée scientifique, orienté par une épistémologie réductionniste nous paraît insuffisant et inadéquat pour rendre compte de la réalité et des richesses de notre profession. Avec la vision cartésiennne et réductionniste, nous abandonnons une part importante des spécificités de l’ostéopathie pour ne devenir que de super-techniciens. Notre recherche est motivée par le désir de faire évoluer (l’enseignement) l’apprentissage, la prise en charge de nos patients, la pratique et la façon de penser notre profession, plus en relation et en interaction.

Renaud RANNOU

Ostéopathe

Marjolaine BOUASSIER

Ostéopathe

Fabien REVOL

Dr en philosophie et théologie

Pause et visite des stands

Le bonheur : une nouvelle cible pour éviter l’infarctus

Les facteurs psychosociaux représentent la troisième cause évitable d’infarctus du myocarde après le tabac et le cholestérol. A contrario que sait-on du rôle éventuellement protecteur du bonheur sur la santé cardio-vasculaire ?

La santé ne dépend pas de causes biologiques. Le modèle biopsychosocial de George Engel est beaucoup plus pertinent que le modèle classique biophysiologique. Il est parfaitement démontré que le risque d’infarctus du myocarde est majoré par des composantes psychiques tel le stress, l’anxiété, la dépression, la colère, le burnout mais également par des situations sociales et socio-économiques. Des publications récentes montrent le rôle central du cerveau émotionnel dans la majoration du risque d’infarctus. Si les émotions négatives sont délétères pour la santé cardio-vasculaire, que sait-on du rôle protecteur du bonheur. Qu’est-ce que le bonheur ? Existe-t-il des aspects du bonheur plus protecteurs que d’autres ? Le bonheur est-il un état ou une façon de vivre? Faut-il envisager, pour assurer une meilleure prévention cardio- vasculaire, une union de la cardiologie avec la psychologie positive ?

Dr Jean Pierre HOUPPE

Cardiologue, Président de Meditas cardio à Thionville

Pause, repas de midi non compris et non réservé

Evaluation des pratiques à partir de cas singuliers

L’objectif de l’évaluation est de structurer une approche rigoureuse afin d’obtenir une reconnaissance scientifique et un agrément ANDPC.

L’ostéopathie doit figurer, à part entière, parmi les professions médicales avec la possibilité d’utiliser des outils et de créer des données fiables, exploitables en santé publique.

L’évaluation des pratiques à partir de cas singuliers sera développée à partir du concept des effets secondaires, sujet au combien d’actualité.

Sera ensuite exposé l’approche pour structurer des recherches en pratique quotidienne.

Une approche Bayésienne peut prétendre à évaluer l’efficacité des médecines complémentaires qui se prêtent difficilement à la randomisation et à l’approche comparative classique, fréquentiste et expérimentale.

Il sera montré que l’Ostéopathie peut diagnostiquer précocement une inflammation tissulaire ou un risque accru de développer une pathologie sans hyper technicité et mesurer des spécificités ou des sensibilités pour des dépistages et mettre en avant une baisse des dépenses et des risques.

Dr Bruno DONATINI

Gastro-entérologue, Cancérologue et Ostéopathe à Reims

Capacité d’algologie Les névralgies périnéales

Les névralgies périnéales font parties des sujets méconnus de la médecine de ville. Le diagnostic, encore trop souvent tardif, favorise la chronicisation et un retentissement beaucoup plus général de ces douleurs. La prise en charge est globale. L’ostéopathe est acteur reconnu de la chaîne de soins de ces pathologies autant dans le diagnostic que dans la prise en charge thérapeutique.

Au cours des trois dernières décennies, la prise en charge des douleurs périnéales a connu un important développement. Deux syndromes douloureux exacerbés ou déclenchés par la position assise se sont révélés être des conflits nerveux dans le cadre de véritables syndromes canalaires : la névralgie pudendale, à l’origine de douleurs périnéales médianes et la névralgie clunéale se traduisant par des douleurs paramédianes. Bien que ces deux diagnostics soient parfois associés, chacun présente des caractéristiques qui lui sont propres. Leur diagnostic reste malheureusement encore tardif et souvent après une évolution de plusieurs années. Il n’est pas rare que le retentissement dépasse le cadre nosologique de la névralgie initiale, et oblige d’emblée à une prise en charge globale. Seront évoqués les zones et mécanismes de conflits, les critères diagnostics, les formes cliniques, les données des examens complémentaires, les axes thérapeutiques et un retour d’expérience sur une analyse rétrospective de 240 nerfs opérés.

Dr Mansour KHALFALLAH

Neurochirurgien, chirurgien du rachis à Paris

Pause et visite des stands

Les différentes expressions de la souffrance psychique sur le corps

Le professeur Humbert, ancien chef de service au CHU de Besançon, directeur du laboratoire de biologie cutanée de l’université de Franche Comté et auteur du livre : « avez vous un bon médecin » nous fera comprendre les différentes expressions de la souffrance psychique sur le corps.

La peau est le lieu d'expression d'un bon nombre de maladies internes et la connaissance des manifestations cutanées des problèmes systémiques est un atout pour un diagnostic précoce.

Est-ce parce que la peau et le cerveau ont une origine embryologique commune que vont s'exprimer sur le tégument les marques d'une souffrance psychique ?

Le syndrome dépressif qui touche une personne sur cinq dans sa vie, présents chez la moitié des malades psoriasiques et chez la plupart des malades souffrant de dermatoses chroniques. Les mutilations personnelles ou sur d'autres, dites par procuration, sont des traits du syndrome de Münchhausen et peuvent être d'une telle gravité qu'elles mettent la vie en danger. Certains malades sont aussi convaincus d'être envahis par des miasmes, des vers, ou toute sorte d'insectes et vont ainsi souffrir de démangeaisons, d'une grande angoisse, réalisant le syndrome d’Ekbom. Notre devoir est celui de soulager, pour ce faire il faut comprendre les particularités des différentes expressions de la souffrance psychique sur le corps. Mais en aucun cas on ne doit considérer que le malade est responsable, que cela se passe « dans sa tête », alors qu'il s'agit d'une véritable pathologie, qui nécessite autant que tout autre, une prise en charge adaptée.

Pr Philippe HUMBERT

Dermatologue, spécialiste en médecine interne, allergologie, oncologie, neuropsychopharmacologie à Besançon

Biomécanique de l’adaptation cranio-encéphalique de l’enfant

La boite crânienne a pour principal rôle la protection de l'encéphale sous-jacent. Sa réponse au cahier des charges sécuritaires et fonctionnelles, biomécanique, est variable selon l'horaire. Il sera également développé les différentes dysmorphoses du crâne, des plagiocéphalies aux craniosynostoses.

Si la biomécanique est importante durant l’accouchement ,elle est passive. Elle est relativement calme jusqu’à la position assise (6mois) pour devenir très active avant la marche (1 an) et enfin maximale avec la course (18 mois).

Absorber les forces de croissance de l'encéphale et les variations de celles de l'oralité (succion, mastication avec dents déciduales puis définitives) tout en offrant une protection aux agressions occasionnelles (chocs directs, chutes…) ou permanentes répétitives (muscles érecteurs et masticatoires) parait apriori antinomique.

La biomécanique de cet ensemble fonctionnel permet d'appréhender les extraordinaires facultés d'adaptation de notre crâne.

Les maladies du crâne (craniosynostoses ) sont aisément différenciables des déformations fonctionnelles à partir de quelques items : dysmorphie symétrique ou non, positionnement des oreilles, axe du nez…

Cette reconnaissance permet d'agir précocement sur les dysmorphies positionnelles (les tous premiers mois et avant qu'elles ne soient trop prononcées et fixées vers 5 à 6 mois ) alors que l'on dispose d'un délai de diagnostic pré- thérapeutique pour les craniosténoses (environ 8 mois) même si l’on sait que l'anomalie est présente dès la naissance.

Pr Alain CZORNY

Neurochirugien pédiatrique, anthropologue anatomiste à Besançon

Pause et visite des stands
Apéritif
Dîner, soirée dansante
Réservé aux membres des Ostéopathes de France et à leurs proches sur réservation faite sur le coupon-réponse de l’AG.

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Les éditions précédentes

L'ensemble des résumés et enregistrements vidéos des conférences des années précédentes sont disponibles: