Congrès annuel édition 2026 à LYON

Prochaines Journées des Ostéopathes de France, mecredi 27 mai 2026 sur le thème “Face aux vulnérabilités, des passerelles entre “soin et prendre soin””

Illustration des Journées Ostéopathes de France

Au fil des interventions et des temps d’échanges, cette journée permettra d’enrichir les réflexions de chacun sur les enjeux liés à la douleur en ostéopathie.

Voici le programme construit pour susciter l’échange, questionner les pratiques et ouvrir des perspectives sur une thématique centrale à notre exercice de l'ostéopathie.

Le Congrès se déroulera à Lyon cette année ! à l'Hôtel de Région - Région Auvergne-Rhône-Alpes, 101 cours Charlemagne 69002 Lyon .

Le congrès débutera à 9h et se finira à 17h45 avec comme thème principal “Face aux vulnérabilités : des passerelles entre “soin et prendre soin””.

Le congrès est gratuit pour les membres d'Ostéopathes de France et 100 € pour les non-membres. L’inscription est obligatoire et comprend la journée de conférences, le déjeuner et l’apéritif en fin de journée.

Pensez à vous inscrire en ligne avant le 16 mai 2026.

Inscription

Programme du mecredi 27 mai 2026

Ouverture des portes de l’Hôtel de Région
Ouverture du congrès, discours et protocole
intervenants : La Région, Dominique BLANC, Philippe LE MENTEC, Vincent LAFAY, Docteur Gérard OSTERMANN
Présentation du thème du congrès par le Docteur Gérard OSTERMANN

Conférence du Docteur Olivier REVOL

Soigner, accompagner et former la génération Z : Les nouveaux codes

L’époque est particulière ! Parents, enseignants et soignants peuvent se sentir logiquement désemparés face aux enfants et aux adolescents du XXIème siècle, avec l’impression désagréable de se retrouver face à une porte verrouillée dont le code a changé. L’obstacle peut devenir infranchissable à un âge où la relation thérapeutique impose confiance et empathie réciproques. Les enfants nés depuis 2000 obligent les générations antérieures à composer différemment. Ils n’occupent pas le même espace, imposent de nouvelles façons de se nourrir, de s’habiller, de négocier avec les adultes et de gérer les rapports sociaux. Sans oublier un intérêt particulier pour les écrans, avec leur propre image bien sûr au centre de toutes les préoccupations. Comprendre les particularités de cette génération devient alors un challenge nécessaire, exaltant mais compliqué. Aborder l’importance de l’hygiène de vie, du travail scolaire et des conduites à risques nécessite d’être au préalable sensibilisé aux nouveaux codes des adolescents. Surinformés, hyper-connectés, ils recherchent des plaisirs immédiats et peinent à se projeter dans un avenir rendu confus par une série d’évènements peu rassurants (Sida, chômage, attentats, tsunamis, pandémies, guerre en Europe et au Moyen Orient…). Et lorsque notre jeune patient présente une particularité cognitive, la situation devient encore plus délicate ! L’existence d’un TDAH, d’un Trouble du Spectre de l’Autisme ou d’un Haut Potentiel Intellectuel incite à adapter la posture soignante pour faciliter la rencontre et optimiser le soin. Pour les soignants, le challenge est d’importance. Accompagner au plus près les « millénials » impose de comprendre les incroyables mutations sociologiques survenues depuis 30 ans et la meilleure compréhension de la neurodiversité. Avec l’obligation de s’adapter pour instaurer une alliance thérapeutique pas toujours gagnée d’avance, éviter les malentendus inter-générationnels et préparer les nouvelles générations aux enjeux du XXIème siècle.

Docteur Olivier REVOL

Figure majeure en France de la pédopsychiatrie et de la neuropsychiatrie de l’enfant, à la fois clinicien, enseignant, chercheur et auteur engagé pour une meilleure prise en charge des enfants aux profils cognitifs et comportementaux diversifiés.

Pause

conférence du Professeur Charles GARDOU

Soin et vulnérabilité : un horizon éthique

Les humains ont sans cesse à inventer des techniques pour se renforcer, réparer leurs fêlures, pallier leurs troubles ou déséquilibres. Quoi qu’ils fassent, ils n’échappent pas à une aventure à risque permanent, qui les rend cassables et délicats à réparer. Jamais totalement autonomes, ils connaissent des situations de dépendance plus ou moins prononcées et durables : enfance, maladie, handicap, pauvreté, vieillesse.
C’est pourquoi la relation de soin est au fondement même de la Cité humaine. Elle constitue un lien social de haute intensité reposant sur la responsabilité envers l’Autre, en toutes situations ou conditions et à tout âge. Elle invite celles ou ceux qui soignent et "prennent soin" à une attention particulière à la parole, aux besoins, aux droits fondamentaux d’une personne et à sa situation singulière en un contexte donné. Dans une vision inclusive, elle appelle à accompagner un être humain dans sa globalité (physique, psychique, sociale et existentielle),non pas à « traiter un cas » réduit à son trouble, sa déficience ou sa pathologie.

Professeur Charles GARDOU

Anthropologue et professeur émérite à l’Université Lumière Lyon 2
Président de la Fondation Internationale de la Recherche Appliquée sur le Handicap/ FIRAH
Fondateur et directeur de la Collection Connaissances de la diversité aux éditions Érès
Chevalier dans l’Ordre des Palmes Académiques

conférence du Docteur Patrick LEMOINE

Dormir, rêver, à quoi bon ?

Le sommeil rend vulnérable, d'où un risque face aux prédateurs. Pourtant, tous les êtres vivants se reposent et la quasi-totalité des vertébrés dorment, sans doute parce que les avantages l’emportent.

Quels sont les bienfaits du sommeil et du rêve ?

  • longévité en bonne santé (télomérases)
  • croissance, cicatrisation, mémorisation, spermatogénèse (hormone de croissance)
  • lutte contre l’obésité et le diabète (leptine et insuline)
  • réduction des conséquences du stress (baisse du cortisol, des catécholamines, de la tension artérielle et de l’anxiété)
  • évacuation des toxines (tissu glial)
  • mise à jour immunitaire
  • résolution des conflits lors des rêves ; mise en place de scénarios propres à l'espèce ; créativité ; conséquences des traumatismes (cauchemars)
  • plaisir
  • Docteur Patrick LEMOINE

    Docteur en médecine Spécialiste qualifié en psychiatrie et en pédopsychiatrie
    Directeur d’enseignement clinique à l'Université Claude Bernard
    Chargé de cours à la Faculté de médecine Lyon Grange-Blanche
    Consultant au CMP de Villefontaine ; expertises psychiatriques ; enseignant universitaire dans divers DU et DIU
    Expert près le Tribunal de Grande Instance de Lyon et près la Cour d’appel de Lyon
    Directeur d’une Unité de Recherche sans bénéfice thérapeutique direct (INSERM)

    Cocktail déjeunatoire

    Conférence du Docteur Gérard OSTERMANN

    Les douleurs inexpliquées

    Quand la douleur cherche un autre corps pour se dire.
    Il existe des douleurs qui ne se voient pas. Elles échappent aux images, résistent aux chiffres, déjouent les diagnostics. Alors on les appelle inexpliquées. En réalité, elles sont souvent sans interlocuteur. Ces douleurs naissent et persistent dans l’entre-deux : entre ce qui a été vécu et ce qui n’a pas pu être partagé, entre un corps qui souffre et un autre qui ne l’a pas encore entendu. Elles ne sont pas seulement une affaire de tissus ou de nerfs, mais une expérience relationnelle inachevée. La douleur devient alors une tentative de lien. Elle insiste, elle revient, non pour déranger, mais pour rencontrer. Tant qu’elle reste seule, elle crie. Lorsqu’un autre corps accepte d’être là — présent, attentif, non pressé de comprendre — quelque chose commence à se déplacer.
    Dans l’espace intersubjectif, la douleur n’a plus besoin de se prouver. Elle peut se dire autrement, parfois même se taire un instant. Non parce qu’elle a été supprimée, mais parce qu’elle a été reconnue. Ainsi, les douleurs dites inexpliquées ne demandent pas toujours une réponse supplémentaire. Elles demandent d’abord une présence.

    Docteur Gérard OSTERMANN

    Professeur de Thérapeutique option Médecine Interne
    Spécialiste en cardiologie, angiologie
    Spécialiste en Médecine Interne
    Diplôme de Pharmacologie
    Psychothérapeute-Analyste, diplômé de Thérapie Cognitivo-Comportementale
    Praticien EMDR Europe
    Président du département ISIS (institut de santé systémique et intégrative au LACT Paris (Ecole de Palo Alto)
    Auteur chez Odile Jacob, Albin Michel, Satas, Dunod…

    Pause

    Conférence du Docteur Karim TAZAROURT

    Les urgences : vulnérabilités et soins”

    L'activité aux urgences a crû de 50% en 10 ans. La moitié des patients qui se présente n'a pas un problème aigu relevant de la médecine d'urgence mais un problème relevant d'un soin non urgent et non programmé
    Une meilleure prévention, prendre soin, diminuerait le recours.

    Docteur Karim TAZAROURTE

    Professeur des Universités – Praticien Hospitalier (PU–PH) à l’Université Claude Bernard Lyon1
    Chef de service du SAMU 69 / Urgences – Hôpital Édouard Herriot (Hospices Civils de Lyon)
    Ancien président de la Société Française de Médecine d’Urgence (SFMU)

    Table ronde avec les conférenciers animée par le Docteur Gérard OSTERMANN
    Clôture du congrès
    Verre de l’amitiée
    Cocktail dinatoire